DGSNU : information sur la restructuration, dépôt d’un DGI

Cher·e·s collègues,

Depuis plusieurs jours, vous êtes nombreux à nous faire part de votre désarroi et de votre incompréhension face à la manière dont se déroulent les entretiens individuels liés à la suppression de la DGSNU et à l’intégration des agents à la DJEPVA. À la lecture de vos témoignages – parfois très alarmants – la CGT a décidé d’agir sans attendre. L’administration nous a finalement entendu et propose de nouveaux dispositifs d’écoute, signalement et accompagnement RH. La CGT vous propose d’en discuter à l’occasion d’une heure d’information syndicale ce vendredi 4 juillet à 16h.

Réunion du 30 juin : entre autosatisfaction et déni sur les risques

Lors de la réunion organisée lundi 30 juin avec l’administration (MM. Thénard Duvivier, M. Boéro, Mme Gasparini et Mme Miali), un projet d’organigramme a été présenté… pour la première fois.

Mais surtout, face à nos demandes concrètes pour protéger les agents et prévenir les risques, les réponses ont été soit floues, soit inexistantes. Quelques exemples :

•     Communication aux agents : aucune clarification officielle sur le fait que les entretiens en cours ne sont ni décisionnels ni définitifs. Au contraire, l’administration estime que « tout s’est bien passé »… sauf pour quelques cas « isolés ». Cette posture de déni, déconnectée de la réalité vécue par les agents, est une insulte au dialogue social.

  • Maintien des groupes de fonction : silence radio. Seul le maintien du régime indemnitaire à date nous a été « confirmé » – sous réserve de nouvelles réorganisations futures, bien entendu. La CGT continue à exiger le maintien des groupes de fonction pour l’ensemble des agents
  • Accompagnement au reclassement : pas d’engagement formel du SAAM. Des conseils pour « améliorer son CV » ne remplaceront jamais un véritable repositionnement sur des postes correspondant aux compétences.
  • Prévention des risques psychosociaux (RPS) : une attention « déclarée » mais aucune mesure concrète proposée. Beaucoup d’intentions, zéro action. La CGT ne se satisfait pas de discours compassionnels sans effets.

Dépôt d’un DGI : face à l’inaction, la CGT engage la procédure

Devant l’absence de réponses sérieuses, la CGT a déposé ce mardi 1er juillet une alerte pour Danger Grave et Imminent (DGI). Elle traduit notre refus d’accepter l’exposition des personnels à une souffrance silencieuse et banalisée. Vous en trouverez le texte succint ci-dessous :

« Les entretiens avec le préfigurateur ont conduit à de grandes déceptions de la part des agents et une bonne partie des agents ne se retrouvent pas dans les propositions et entendent quitter rapidement la structure et poursuivre ailleurs leur carrière. Mais pour un nombre conséquents d’agents ces entretiens ont conduit à une situation de RPS grave, dans un collectif de travail déjà fortement malmené par la gestion politique et administrative du SNU comme l’avait souligné le rapport de la cour des comptes et marqué par deux situations d’arrêt longue durée en grande partie liés aux conditions de travail au sein du service. Certains agents expriment leur mal être profond, se sont sentis visés par un discours disqualifiant lors des entretiens qui laissent des traces. Pour certains, ils ont quitté l’entretien en larmes, profondément affectés moralement. Ils expriment pour d’autres une angoisse et des difficultés de sommeil. Plusieurs situations présentent des indicateurs convergents : perte de repères, non-reconnaissance des compétences, absence d’accompagnement, isolement, colère, amertume, troubles du sommeil, et dans certains cas, traitement médical débuté. Dans ces cas, la situation est susceptible de provoquer une atteinte sérieuse à la santé des agents dans un délai très rapproché et nous sommes très inquiets pour la santé des collègues concernés. »

De nouveaux dispositifs d’écoute et d’accompagnement mis en place

Cette alerte a permis de provoquer une réunion ce jeudi 3 juillet avec le SAAM. Il a été arrêté par l’administration deux nouveaux dispositifs :

  1. Le service RH du ministère (SAAM A) recevra les agents en souffrance et ceux qui désireront l’être pour un deuxième regard en matière d’accompagnement RH mais aussi pour écouter les personnels sur ce qu’ils ont vécu à la DGSNU, dans le cadre de la restructuration ou au cours de l’existence de la direction. Ces entretiens seront assurés par la sous-directrice et son adjointe qui sont responsables de la politique de ressources humaines de l’administration centrale et les premières interlocutrices dans les signalements de souffrance au travail. Ni la DJEPVA, ni la DGSNU n’y participeront pour permettre la parole la plus libre possible de toute contrainte hiérarchique. Vous pouvez demander à être accompagné du représentant syndical de votre choix et la CGT se rendra disponible si vous le souhaitez.
  2. Le ministère va mandater un cabinet de psychologue du travail pour proposer un accompagnement collectif de la structure et des suivis individuels pour les agents qui en auraient le besoin. Les entretiens avec la psychologue sont strictement confidentiels et aucun service du ministère n’aura la moindre information ni évidemment sur leur contenu, ni sur les agents qui les ont sollicités.

Ce double dispositif va intervenir en parallèle des démarches effectuées dans le cadre de l’accompagnement standard (DJEPVA et DE) : la restructuration n’est pas arrêtée et le travail en cours sur les fiches de poste pour les collègues qui se retrouvent dans les propositions qui leur sont faites continue. Mais ce dispositif va permettre une prise en charge par l’administration, hors ligne hiérarchique, de toutes les problématiques que vous voudrez soulever. C’est pour nous l’essentiel. Et là encore, la CGT est prête à vous accompagner.

Réunion d’information syndicale CGT – Vendredi 4 juillet

Pour répondre à vos questions, échanger collectivement sur les dispositifs proposés par l’administration, une heure d’information syndicale est organisée en visio par la CGT le vendredi 4 juillet.  Il s’agit d’une heure d’information réglementaire, à laquelle tout agent a droit mensuellement, conformément à l’article au titre des articles R 213-40 du code général de la fonction publique. Ni les discours creux, ni les simulacres de concertation ne nous détourneront de l’essentiel : protéger vos droits, défendre vos perspectives, et exiger un traitement digne pour chaque agent.