Comme la CGT l’avait demandé dans son alerte au SAAM, un point sur le site Rives de Paris a été ajouté à l’ordre du jour de la formation spécialisée du jeudi 17 octobre. Disons-le de façon simple : l’administration reconnaît des défauts dans l’aménagement du site mais n’entend pas faire de recloisonnements. La raison : les budgets manquent et l’administration privilégie l’amélioration du site pérenne de Descartes, alors que la DGRI doit revenir dans le bâtiment Foch début 2026. Autrement dit, en refusant les aménagements, l’administration réaffirme le retour rapide de la DGRI sur le site Descartes, c’est la seule bonne nouvelle. Pour le reste, accrochez-vous car les réponses font plutôt mal !
La discussion a tourné en rond. Les organisations syndicales ont rappelé les alertes de nombreux collègues lors de la visite de la formation spécialisée et démontré la dégradation réelle des conditions de travail pour les agents de la DGRI en demandant une action rapide pour y remédier. L’administration a reconnu que les aménagements n’étaient pas idéaux et qu’ils auraient dû être mieux travaillés avec la DGRI, que ça n’avait pas été une bonne pratique de reproduire au 5e étage les cloisonnements du 4e étage. L’administration a reconnu que les besoins précis des services, notamment en matière de confidentialité, n’avaient pas été bien pensés. Mais elle nous a toujours répondu aussi qu’elle ne pouvait pas avoir le même investissement dans la configuration des locaux sur un site temporaire que sur un site pérenne, que pour l’année d’occupation qui reste sur place « cet investissement ne serait pas raisonné ». Autrement dit, les budgets sont à secs, l’administration ne fera que le strict nécessaire. Que ces deux années sur le site Rives de Paris puissent peser durablement sur la santé et le moral des collègues ne semble pas faire sourciller l’administration. La seule réponse était : « Soyez contents, on garde Descartes ! »
Dans le détail, l’administration a demandé à la DGRI de prioriser les demandes de réaménagements. Vont pouvoir se faire :
- La pose d’une quinzaine de panneaux d’isolation phoniques
- La pose de quelques portes pour les bureaux quasi fermés mais sans porte
Et à ce stade, c’est tout ce qui est programmé. Il n’y aura pas de recloisonnement des grands bureaux open spaces.
Nous avons insisté en formation spécialisée pour que d’autres demandes soient satisfaites et obtenu quelques engagements qu’il faudra suivre très précisément. L’opacification des cloisons là où c’est demandé pourra se faire mais elle ne semblait pas programmée, autrement dit si vous avez une demande d’opacification de cloison à porter, renvoyez-la au pôle affaires générales (et n’hésitez pas à mettre la CGT et les autres OS en copie pour qu’on puisse suivre et relancer !). La pose de stores intérieurs au 5e étage va être étudiée pour le printemps prochain. Les analyses de la qualité de l’air seront communiquées aux agents. L’administration note les problèmes de moquette mal collée va voir comment intervenir. Elle assure que les moquettes ont été shampooinée avant emménagement et que le ménage intervient régulièrement. Suite aux remontées précises, elle s’engage à faire un point avec le prestataire sur le sujet.
A noter que, selon le SAAM, les problèmes de climatisation et ventilation auraient été résolus après intervention du bailleur. Il en va de même pour les problèmes d’éclairage. Si ce n’est pas le cas, faites-nous signe !
Au-delà des considérations budgétaires qui expliquent en grande partie la ligne dure tenue par le SAAM sur l’aménagement du site Rives de Paris, il a été répété à plusieurs reprises par l’administration que les locaux leur paraissaient « sous-occupés ». La généralisation du télétravail est clairement identifié comme un levier pour réduire les surfaces et inciter les collègues aux partages des postes de travail. Il a notamment été suggéré par une organisation syndicale que les collègues qui se trouveraient mal installés dans un bureau bruyant aillent s’installer dans un bureau vide à côté (finalement du flex office à bas bruit !), proposition que l’administration a largement applaudie mais que la CGT a rejeté immédiatement ! L’enjeu est pourtant de garantir des conditions de travail sur site qui puissent permettre aux collègues d’y travailler sereinement et d’avoir envie d’y venir reconstruire du travail collectif.
Et maintenant que faire ? C’est à vous de nous dire ! La CGT sera présente pour une permanence le jeudi 7 novembre matin sur le site Rives de Paris et à votre disposition pour échanger et organiser une éventuelle action. Il est toujours possible d’obtenir des rallonges budgétaires si nous arrivons à mobiliser largement ! Au quotidien, nous sommes aussi là pour mettre la pression sur tous les aménagements légers que l’administration a promis. N’hésitez pas à nous écrire ou à nous contacter autant que de besoin. N’hésitez pas non plus à contacter notre correspondante locale, Emmanuelle Prevost, pour toute question ou pour qu’elle constate des problèmes dans l’aménagement de votre poste de travail.