Madame la déléguée générale,
La CGT a été alerté depuis plusieurs mois sur de nombreux dysfonctionnements au sein de la sous-direction du SNU devenue depuis DGSNU. Outre des problèmes réels dans la mise en place des missions du SNU, nous observons des conditions de travail dégradées qui pèsent sur la santé des agents et créent de la souffrance au travail.
Dans la conduite de cette mission de service public particulièrement exposée politiquement et visible, la recherche de l’efficacité à tout prix pose de graves problèmes. L’atteinte des objectifs ne peut pas reposer seulement sur le travail et l’implication des agents, elle repose avant tout sur l’adéquation entre les moyens mis à disposition et les objectifs à atteindre. Et cette adéquation est pleinement de votre responsabilité. Je vous rappelle que, conformément à l’article 2-1 du décret n° 1982-453 de du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique, « les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité ».
Nous avons noté notamment que les éléments suivants sont de nature à faire obstruction au bien être des agents et à leur travail :
- Sous effectif et surcharge de travail structurelle
- Mauvaise gestion du marché transport
- Management par la peur avec notamment le non renouvellement particulièrement violent d’un détachement qui, dans un service où de nombreux collègues ont des statuts précaires (CDD, détachement) a des répercussions sur l’ambiance de travail
- Culte du secret, ainsi les agents n’ont toujours pas eu transmission du projet d’organigramme présenté au CSA qui aurait pu leur être diffusé en précisant que des évolutions étaient à venir. Par ailleurs, un grand flou entoure le fait que des agents du ministère des armées rejoignent ou non cette DGSNU
- Isolement géographique : tous les éléments sont malheureusement réunis pour que, une fois la DGSNU installée dans les locaux du Ponant dans le 15e arrondissement, isolée des autres services de l’administration centrale, elle fonctionne en autarcie, avec toutes les dérives possibles d’une « baronnie locale » sur le plan administratif.
Pour toutes ces raisons, nous souhaitons vous rencontrer en bilatérale pour échanger sur ces problématiques et étudier ensemble les moyens dont vous disposez pour améliorer les conditions de travail de vos agents. Nous demandons que cet entretien puisse se faire en présence des services du SAAM, responsables des ressources humaines pour l’administration centrale de nos ministères et garants des bonnes conditions de travail des personnels. C’est la raison pour laquelle la sous-direction des ressources humaines de l’administration centrale (SAAM A) et la conseillère de prévention sont en copie de ce message.
Concernant les évolutions de l’organisation interne de la DGSNU, le secrétaire général nous a écrit suite à la sollicitation de la CGT (voir PJ) : « Après la nouvelle organisation présentée en CSA, la délégation devra travailler sur ses processus internes à l’aune des nouvelles orientations données au SNU et, si nécessaire, procéder à des ajustements de son organisation interne ainsi que de ses espaces de travail par voie de conséquence. Dans cette perspective, à la demande de la déléguée générale, j’ai missionné la cellule des consultants internes pour venir en appui de la DGSNU jusqu’en janvier 2024 pour travailler sur tous les sujets précédemment évoqués. Des groupes de travail pour chacun des thèmes seront organisés d’ici décembre en associant très étroitement les personnels de la délégation. »
Nous vous demandons instamment à ce que l’ensemble des agents, y compris les non-encadrants, soient bien associés à cette concertation et que leur avis soit effectivement pris en compte. Nous souhaitons également que les représentants des personnels soient associés à cette consultation.